La forêt burundaise s’étend comme un manteau vivant
Sous le ciel éclatant des montagnes et des vallées.
Chaque arbre, chaque liane, chaque feuille porte en soi
Le souffle ancien de la vie, le murmure du temps.
Les rayons du soleil filtrent à travers les branches,
Dessinent des arabesques sur la terre humide,
Et éveillent les fleurs rares aux couleurs chatoyantes,
Qui décorent silencieusement ce royaume vert.
Dans ses profondeurs, les oiseaux colorés chantent
Des mélodies que seuls les cœurs attentifs peuvent entendre.
Les singes, joueurs et curieux, sautent de branche en branche,
Tandis que les rivières, claires et chantantes,
Font danser la lumière sur leur surface scintillante.
Mais la forêt n’est pas seulement beauté :
Elle est force, souffle et équilibre.
Elle purifie l’air, retient les pluies, protège les sols,
Et offre aux humains le trésor de la vie.
Chaque plante, chaque arbre, chaque racine
A un rôle précis dans ce grand réseau sacré.
La forêt burundaise est aussi mémoire et culture :
Elle inspire les légendes anciennes,
Elle nourrit les croyances, les rites et les chants,
Et elle reste un lieu de ressourcement spirituel,
Un refuge pour ceux qui cherchent la paix et la sagesse.
Pourtant, cette beauté fragile est menacée :
La déforestation, l’agriculture intensive, l’exploitation du bois
Mettent en péril ce sanctuaire vivant.
Protéger la forêt, c’est protéger la vie elle-même,
C’est respecter un héritage que nous devons transmettre
Aux générations futures.
Alors marchons avec respect sous ses feuilles,
Écoutons le chant des rivières et des oiseaux,
Et apprenons de sa sagesse silencieuse.
La forêt burundaise nous enseigne que la grandeur
Réside dans l’équilibre, la patience et l’harmonie.
Ô forêt burundaise, trésor sacré et vivant,
Que tes rivières ne tarissent jamais,
Que tes arbres grandissent encore vers le ciel,
Et que ton souffle nourrisse la vie pour l’éternité.
